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Sylvain Bergogne Profile Page
Sylvain Bergogne
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6 years ago
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Contact Info

Sylvain Bergogne
Cesset
France
-
...
coeur de funambule

Biography

Biographie de sylvain Bergogne

 

Né le 7 octobre 1969 de l'une au coeur d'éternel et de l'un à l'esprit d'infini,

Sylvain Bergogne est aujourd'hui artisan menuisier. Son temps est compté mais au gré du temps des repas, il laisse libre court à sa plume pour noircir le papier des lignes de son imaginaire, livrant ses vues sur la vie, noires ou claires, mais toujours sincères.

Poète, c'est indégniable, mais pas seulement : actuellement penché sur un roman de science fiction... mais pas tant que ça, son premier roman "Aux enfants de Gaïa" vient d'être édité chez 

The bookedition  vient de sortir !

 

"Aux enfants de Gaïa" est un coup d'essai ! Étant habitué à écrire de la poésie, il m'a fallu changer ma façon d'écrire sans perdre l'origine de ma plume.

Ma casquette de romancier est donc en devenir !
Il est à noter que je suis aussi l'auteur du tableau de ma couverture (Acrylique sur toile)


Bibliography

aux"éditions"édilivre" recueil de poésie" Coeur de Funambule"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

" Aux enfants de Gaïa " est le premier roman de Sylvain Bergogne qui fait la part belle à la description de la nature, omniprésente en Allier, pour emporter le lecteur au coeur de son intrigue. Dans le vécu de son héros, il retranscrit les émotions qu'aurait pu ressentir notre Terre, Gaïa, sur fond d'aventures fantastiques pas si éloignées que ça de notre réalité.

L'illustration de la couverture est une peinture de Sylvain Bergogne

 

 

couv-products-67774

 

Auteur : Sylvain BERGOGNE

Roman fantastique

Exlibris (14,8x21cm)

Noir & Blanc

123

67774

978-2-7466-3976-8

En vente sur The bookedition

 

 


Literary critic

-

Translation

Biography of Sylvain Bergogne.

Sylvain Bergogne was born on October 7th, 1969, he lives in Cesset in France.

He works as craftsman carpenter. His time is counted, but he likes to write between the meals, and lets his imagination rove, delivering his sights on the life, black or clear, but he is always sincere.

He is a poet, he writes also a first fantastic novel "Aux enfants de Gaïa" at The bookedition.



Extract of book

(Extraits de coeur de funambule)

 

DES ROSES

 

Ô pourpres oboles aux robes d'éternité
Ouvrez votre vertu, de passion déclose,
En un absolu symbole d'amour mordoré
Pour que s'élève l'harmonie que vos atours imposent.

Aux abysses de corolles où scintille la rosée,
Naissent des ailleurs, aux amours dévolus,
Pour que romances s'embrasent de vos cieux étoilés
Et que tendresses inondent les cœurs repus.

Valent diamants vos pétales, de lumière irisés,
Quand irradie le crépuscule en apothéose divine,
Saluant l'offrande de l'amant en quête d'éternité
Pour que chante votre langage quand l'amour domine,

Emportant au néant chaque triste velléité
Pour que seul subsiste votre Éden de pureté,
Quand, d'un bouton à la verte puberté,
S'ouvre le phœnix de votre virginité.

 

 

 

BONJOUR

Agenouillé au proche de ton sommeil, contemplateur extatique de ton angélique fraîcheur, je m'abreuve de tes songes paisibles comme on pourrait savourer la douce onction d'une brise d'été.
Tu reposes en de tendres ailleurs où s'élèvent fées et elfes, portant ton cœur en des contrées merveilleuses marquées du sceau des tendres passions que génère ton âge, habitées des aventures fantastiques que dessine ton âme juvénile.
Tu dors mon enfant, comme un ange sur son lit de nuage, et mon cœur, éperdument, s'abreuve de mes larmes, générées par la joie mêlée de fierté d'avoir un jour mérité ta venue au monde comme récompense d'amour.
Souffle léger, visage lisse détendu, tu es symbole de paix comme blanche colombe, illuminant l'azur d'un sourire, berçant mon âme de la pureté de ta tendresse que mon sein avide accueille en une apothéose d'amour paternel, à côté de laquelle le firmament dans toute sa splendeur, ne saurait apporter lumière plus flamboyante.
Petit ange venu de mon être, toi qui portes ma passion comme un autre portait la Terre, tu guide mon âme par delà la raison, en un Éden d'affection qui emporte mon devenir vers plus de perfection.
Dans la constellation de ton regard qui s'anime de ton réveil, se trouve le diamant brut de ton cœur, but ultime de ma quête où je puise force et courage pour vivre plus haut, et dans ton sourire qui éclaire la pénombre du jour naissant, s'ouvre l'aube scintillante de ta ferveur, dans laquelle s'exprime la plus merveilleuse victoire de ma destinée... ta vie...

Bonjour, ma fille...

 

 

(extrait de "aux enfants de Gaïa")

 

PREAMBULE

 

 

 

Ses mains... Chaque matin, Edouard regarde ses mains. Il sait que son avenir est en elles car de tout son jeune temps, elles se sont toujours avérées prodigieusement douées... presque surnaturelles !

Quand il a fait son tour de France, il a connu une foule de gens qui lui ont appris toutes les ficelles de son métier de tailleur de pierre et certaines de la vie… mais aucun n'a jamais su lui dire ce que serait son avenir...
Il dérange, il intrigue et fait même parfois peur. Pourtant c’est un gentil garçon, il ne ferait pas de mal à une mouche mais il n’est pas comme tout le monde… ça se sent ! La sérénité que son œil exprime est en parfait désaccord avec les difficultés de la vie ainsi qu’avec son âge et lorsqu’à l’inverse il est en peine ou en colère, la tempête de son regard se traduit sur le temps, provoquant de grosses averses ou de violents orages. Rien d’étonnant donc à ce qu’il reste souvent à l’écart, souriant toujours mais de loin...

C’est un rêveur, un artiste... Dans son métier, il excelle : il est créatif, imaginatif, respectueux de ce qui ce faisait dans le temps. Mais... il rêve d'autre chose...
Amoureux de la nature, il met à profit tout son temps libre pour faire de grandes randonnées : parcourir des kilomètres de chemins de campagne lui procure un plaisir immense. Il puise dans ses excursions la force d’aller de l’avant, imprégné des valeurs que la Terre lui offre, et met un point d’honneur à respecter et chérir les trésors qu’elle recèle. Elle est sa plus grande source d’inspiration et occupe la majeure partie de son art. En effet, outre la pierre, il sait aussi travailler le fusain… à merveille même. Ses caricatures plaisent beaucoup, quelques portraits mais pas des tonnes. Ce sont ses paysages qui sont les plus somptueux... Ce qu’il voudrait, c'est trouver sa muse, comme les grands peintres, celle par qui la magie arrive, celle qui fait que la main court sur la toile ou le papier sans besoin de concentration ni même d'attention. Une étoile de rêve qui illumine l'âme de l'artiste, un être paraissant venir d’ailleurs qui ordonne l’avenir par le pouvoir de sa seule aura.
Oh! Il a connu de belles filles... intimement... mais aucune qui n'ait fait s'opérer le miracle attendu... aucune qui n’ait su entrevoir ses ailleurs ! Aucune qui n’ait compris la toute puissance du pouvoir de ses mains !

Le drame, c'est que sa vie professionnelle est aussi placée sous le signe du rêve. Il se verrait bien restaurer Notre Dame de Paris ou les plus grands édifices mondiaux si toutefois il restait tailleur… mais il voudrait vivre d'art, pas de labeur physique. Dessiner pour les galeries d'art, faire des expositions... etc...
Voilà maintenant un an qu’il a eu son examen et un mois qu’il est rentré chez Mr Forcisse.
C'est la crème des hommes, son fils est parti à l'étranger pour faire boulanger, il ne revient pour ainsi dire jamais et ne donne quasiment pas de nouvelles, aussi, quand il a embauché Edouard, il l'a pris sous son aile... pour son talent, bien sûr, mais aussi pour combler ce vide... faisant fi des ragots qui accompagnent ce garçon.
Nombreux sont les avantages pour le jeune homme : la liberté des horaires presque totale, la gentillesse disproportionnée de son patron... mais il n'en abuse pas non plus : l’affection est réciproque ! Et pour cause : Edouard a perdu ses parents il y a peu de temps et la peine est encore chaude en son cœur ! Le souvenir de sa colère et de la tempête qui s’en est suivie aussi !
Malgré tout, sa vie est assez facile ! Du boulot, un appartement superbe à disposition, du temps libre... Une petite vie bien confortable et surtout, une nature douce et chaleureuse qui le berce de ses verts émeraude, de sa tendre brise et de son extrême beauté… Elle décuple ses facultés dans une totale réciprocité d’amour.


Mais Edouard veut plus encore... beaucoup plus...

 

 

CHAPITRE 5

LA CASCADE

 

 

 

Confortablement dissimulé sur la fourche naissante de ce chêne, à l’abri des branches recouvertes de feuillage, il est à son aise pour observer. Le silence est pesant et même le vent reste figé. Passent les secondes et le nuage au dessus de la crique s’épaissit. Il s’en aperçoit et tente de se ressaisir mais l’anxiété et l’attente rendent les choses délicates.
Soudain, surgissant à l’orée du plateau, une crinière brune apparait. Ecarquillant les yeux, Edouard découvre alors, une magnifique jeune femme : c’est la nouvelle aide maternelle de l’école de Louchy-Montfand. Il la connait pour avoir aidé lors de la fête des écoles, la semaine dernière, elle vient juste d’arriver. Ils ne se sont pas parlé, elle ne l’a surement pas vu mais lui l’a remarquée, pensez donc : elle est incroyablement jolie et par ce seul souvenir, le ciel redevient azur !

Arrivée au proche de la berge, elle lance un regard circulaire, torse bombé et tête bien droite, couvrant la crique dans sa totalité, comme un animal traqué, cherchant le moindre danger d'un oeil méfiant.
Une fois sure d'être seule, elle vient auprès du petit rocher sur la droite de la cascade, où la mousse verdoie sous l'onction des embruns, et dépose la petite besace qui contient ses rudimentaires effets personnels. Une fois le petit sac à terre, elle délace ses chaussures de marche, impératives pour l'ascension, et les place, côte à côte, près de la besace. Puis, comme la brise dépose la feuille d'arbre, elle s'assied sur le rocher. Son visage angélique, nimbé du prisme de soleil que l'eau révèle, semble façonné comme on caresse tant son grain de peau est lisse. Le nez est droit et fin, la bouche, reflet d'une mer calme, ondule, pulpeuse mais sans démesure, parfaitement dessinée. Le menton au galbe régulier paraît issu d'un calcul savant usant du nombre d’or : il respecte une proportion sans défaut. Il met en valeur les pommettes rosées, piédestal de deux yeux couleur d'émeraude devant lesquels la végétation, pourtant luxuriante ici, perd de son éclat.

Visage baissé et attentif, elle dégrafe un à un, les boutons de sa chemise légère, laissant apparaître la naissance de sa gorge, son décolleté puis son nombril. Délicatement, elle libère les pans de la chemise de sa ceinture ouverte et la retire pour la plier consciencieusement avant de la poser sur le sac ouvert, offrant au regard dissimulé son dos, aux muscles fins mais saillants, dont le soleil souligne les courbes pour s'approcher de la perfection du visage. Glisse ensuite le pantalon, libérant les jambes longues et fines et la chute de reins dont le galbe, irréel de symétrie, pourrait avoir été dessiné par De Vinci. Enfin, comme le vent efface les derniers nuages d'un ciel d'azur, tombe la lingerie, dernier rempart de l'intimité de cet ange, libérant la poitrine ronde et ferme, d'une générosité évitant l’excès et la toison duveteuse qui vient parfaire l'harmonie d'un corps que seuls les cieux ont pu être capables d'engendrer.

Debout au bord de l'eau... nue... sereine... elle irradie du feu d'un soleil bienfaiteur comme un diamant étincelant dans un écrin de nature, belle parmi les belles. Tout est réuni pour emporter le coeur du jeune homme vers ces contrées reculées où l'âme d'artiste puise la force de libérer le flot de son talent.
Il a rêvé ces instants tout au long de ses dix neufs printemps et voilà qu'aujourd'hui, dans la féerie de cette clairière, s'offre à ses yeux le spectacle grandiose de l'essence même de sa recherche de pureté, en mettant en scène la genèse d’une appartenance aux airs d'Eden.

La déesse s'avance, goûtant la douceur de l'onde de son pied, et s'immerge jusqu'aux cuisses pour humecter sa nuque et sa chevelure puis son cou et sa poitrine qui, sous le frôlement de la brise, se tend quelque peu d'aise avant de disparaître totalement sous les flots. D'une brasse assurée et langoureuse, la muse parcours la distance de la berge à la cascade puis plonge subitement, en offrant le cadeau furtif de sa croupe fine et ruisselante, puis resurgit juste sous la chute d'eau où l'onde, libérée par la terre et les rochers d'en haut, s'en vient vivifier sa poitrine ferme et tendue tandis qu'elle ramène ses cheveux vers l'arrière en laissant le liquide purifier son grain de peau à la finesse enfantine. En quelques brasses, elle regagne la rive et sort de l'eau, donnant au soleil la crème de son corps, avec pour mission de sécher les gouttes roulant sur chaque galbe et chaque vallée que le relief parfait de la jeune femme révèle. Visiblement rassérénée de ce bain, elle plonge la main dans sa besace pour en retirer une pince à cheveux et s'applique à enrouler sa crinière d'ébène, mi-longue, en un chignon de fortune qu'elle maintient de la barrette pour dégager sa nuque laiteuse. Elle s'allonge dans l'herbe, toujours nue, sortant son carnet pour y griffonner quelques mots pendant que s'évaporent les traces humides de son bain.
Voila précisément ce qu’il a toujours voulu être capable de réaliser : dessiner la perfection féminine telle qu’il l’a sous les yeux à l’instant même, pour pouvoir la sculpter dans la pierre, cette pierre brute qui l’accompagne depuis son plus jeune temps et le guide dans sa recherche de vérité. De tout temps, la beauté de la femme a été mise en avant dans la taille de pierre. On a vu partout des déesses de granit ou de marbre venir embellir l’architecture, mirifiques expressions matérielles de la souveraineté de nos mères, de nos compagnes et de nos filles. Selon l’époque, la femme a été représentée rondelette ou filiforme, mais devant les yeux d’Edouard aujourd’hui, c’est la perfection qui évolue !
Passe le temps et il ne bouge toujours pas. Cette douce néréide brune occupe tout l'espace de son regard et les profondeurs de son âme… à tel point que le temps s'en va et que, maintenant séchée, elle se lève pour se revêtir. Chaque effet retrouve sa place, les dessous puis la chemise, le pantalon puis les chaussures. Pas de pli supplémentaire, tout a été savamment plié. De la besace où elle a remis son carnet, elle extrait une pomme, repas frugal consommé sur le chemin du retour... Elle s'éloigne... Sa silhouette gracile disparaît petit à petit le long du torrent, bondissant de roche en roche, comme une gazelle effarouchée.

Afin de signifier son acceptation comme partie intégrante de cette flore luxuriante, le bain de la jeune femme s'est accompagné d'un silence palpable : aucune faune visible n'est venue troubler l'instant, même la forêt a cessé tout mouvement, laissant à l'onde translucide le soin de rythmer la scène. Le soleil radieux a, quand à lui, traversé les cieux pour éclairer de sa luminescence cette parfaite osmose.

Après le départ de la belle, la nature revient donc à ses habitudes : le bruissement de l'eau, quelque gibier assoiffé, la brise dans les chênes sages... Chaque mouvement semble orchestré pour que l'harmonie des lieux soit totale. La verdure resplendissante dégage une telle quiétude que le cœur de Eddy, battant la chamade, parait tonnerre dans le silence de cette mi-journée, tant l'émotion ressentie bouleverse l'ordre des choses en son sein et tant il sait que, dorénavant, plus rien ne sera pareil, d'avoir enfin connu le miracle de cette communion totale avec la beauté dans sa plus pure expression.

Baissant les yeux pour ramasser son fusain et son cahier d'esquisses, il constate avec stupeur la magie qui s'est opérée : sa muse est là, dessinée sur le papier. Sa main a capturé l'instant passé, inconsciemment... Au sortir de l'eau, la belle resplendit de beauté, chaque détail est retranscrit... La chevelure, les gouttes, la superbe poitrine, d'autres gouttelettes, la toison, les jambes... Tout dans le détail trouve sa place... Son art n'a jamais été aussi pur!
A l'arrière plan, la nature se fait décor somptueux : sa main, comme guidée de force divine, a calqué sur le papier la cascade, dans toute sa splendeur, la crique moussue aux herbes délicatement balayées par le vent, le rocher abritant la besace d’où dépasse le carnet, chaque parcelle de cette vision de paradis est présente... même les embruns aux reflets d'arc en ciel...

Une larme de joie emplit son oeil, ému de son inspiration. Son coeur s’enfle de liesse et, descendu de l'arbre pour entamer lui aussi la descente, il sourit comme un gamin rentrant de l'école avec une bonne note, serrant contre son torse son cahier, écrin inestimable de tendresse et de sincérité.



Un dernier regard à la cascade... une autre larme devenue sanglot… l’incommensurable pouvoir… du bonheur devenu réalité !!!

 

CHAPITRE 11

REGENERESCENCE

 

 

La marche lente du cortège est propice au recueillement, livrant les âmes à la puissance du souvenir et du chagrin. De la campagne habituellement muette, s’élève la complainte du vent, pleurant cet être d’une rare gentillesse au talent infini, qui s’en va tenant la main des nuages, vers ces contrées que nul ne connait d’en être revenu. La place est noire de monde, vibrant hommage du nombre, car l’homme qu’on enterre était aimé de tous. Ils sont famille, amis, voisins, ils sont clients, représentants, confrères. Tous sont venus pour un dernier sourire, prolongeant pour un instant encore, le symbole de sa vie. A droite de la veuve plus digne que jamais, son fils… revenu d’Australie… trop tard pour embrasser son père ! Pliant sous la torture du « j’aurais dû », son chagrin a plus d’ampleur que n’importe qui ici mais il ne veut pas le montrer et sourit aux poignées de mains… détaché. Ed quand à lui, sur la demande de Mme Forcisse, se tient de l’autre côté sans parvenir à cacher sa peine, restant malgré tout solide pour épauler la veuve. A la mise en terre, la souffrance est trop forte et Thérèse fond en larmes, cherchant un appui sur sa gauche plutôt que vers son fils… cet inconnu ! Le message étant clair, l’héritier reste en retrait, cherchant comment se faire pardonner ses erreurs, déchiré d’avoir méprisé l’importance de ses racines. Il n’est pas question de rancœur, les temps pèsent assez de tristesse, juste une déception qui brise les élans du cœur.
Lourd de ces brumes funèbres, le dimanche se meure, laissant une lune, atrophiée de sa rondeur, pleurer sa clarté à peine plus vive qu’une luciole. Il ne reste plus qu’à laisser le temps opérer sa magie…

Un mois plus tard la douleur se fait moins vive. Oh ! Elle est toujours présente, cependant, elle ne se fait sentir qu’occasionnellement… Comme un rhumatisme qui revient par mauvais temps, il suffit de prendre un de ses outils pour que le feu du souvenir rouvre la plaie toute fraiche. Le travail a repris, bon gré mal gré. Le rythme est moins soutenu car l’épreuve a été de taille et l’activité se doit de retrouver des marques adaptées au changement de situation. Evy avait demandé à Ed et Mme Forcisse de taire son agression, aussi, lors de l’enquête sur la disparition de Paul, Thérèse avait-elle déclaré la vérité : il était parti après le travail et elle ne l’avait jamais revu. Comme il n’avait aucune famille, les investigations avaient été vite stoppées. Ed et Georges travaillent donc à deux pour l’instant, ce qui est suffisant pour assumer les commandes qui pressent le plus. Si cela s’avère trop juste par la suite, on embauchera un intérimaire mais pas de salarié permanent tant que l’entreprise n’aura pas repris une vitesse de croisière normale. Le chantier d’Huriel sera fini par un tailleur, ami de M. Forcisse, qui l’assumera par compassion.
La vie reprend donc ses droits petit à petit, débarrassant les âmes des lambeaux de tristesse restants. On voit même quelques sourires reparaitre, quelques plaisanteries… celles qui font culpabiliser parce qu’elles allègent la souffrance… déjà !
Force est de constater que le temps efface toutes les douleurs et reconstruit les déchirures les plus profondes : dans la nature ou dans le cœur des Hommes, l’avenir s’ouvre à nouveau… Il suffit, pour s’en convaincre, de regarder les jeunes pousses d’arbres parvenir à crever la croute des sous bois ravagés par les incendies, ou les oiseaux revenir se poser sur les plages dévastées par les marées noires. Qu’il s’agisse d’Humanité, de faune ou de flore, la nature parvient toujours à trouver un chemin de survie, contournant chaque nouvelle agression par une évolution capable de sauvegarder son devenir. Les choses changent, c’est un fait, mais Gaïa est toujours victorieuse.

Ed est aux petits soins pour Evy : il va lui falloir longtemps pour se relever de son épreuve. Le désir du jeune homme est toujours aussi puissant, impérieux même, mais il ne veut pas la brusquer, de peur de la perdre. Elle le sait, elle le sent ! Et cela ne fait que renforcer son amour, mais il est trop tôt ! Le retour à la normale est encore au dessus de ses forces. Aussi, Edouard lui propose, un samedi midi, de retourner à la cascade, pensant ainsi exorciser les démons qui obsédaient la jeune fille. Hésitante, elle accepta néanmoins, rejoignant le garçon dans sa réflexion, se disant elle aussi que la puissance des lieux qui avaient bercé leur première rencontre, vaincrait l’horrible souvenir de son agression.
Arrivés près de l’eau, passé le premier frisson de terreur, Ed s’adosse au rocher, attirant sa belle pour qu’elle prenne place devant lui, laissant sa chevelure ébène ruisseler sur son torse. Sans un mot, ils restent ainsi de longues minutes, savourant la sérénité qu’instaure le silence, s’imprégnant corps et âmes de la douceur du plateau désert. De toute sa tendresse, il couvre la crinière soyeuse de mille baisers et il caresse longuement le rose de ses joues. Elle apprécie tant la délicatesse de son compagnon que, bientôt, la magie du désir renait et vient inonder son intimité, ouvrant à nouveau la voie aux charnelles perspectives qu’elle pensait à jamais révolues. Le cœur en euphorie et les sens à l’affut, elle prend les mains du garçon qui restent sagement sur ses joues et les guide jusque sur sa poitrine tendue, signifiant à son homme par ce geste, sa fébrilité revenue. Ravi de ce silencieux consentement, Edouard laisse ses mains vagabondes voyager à nouveau sur chaque parcelle de ce corps tant aimé, provoquant un cataclysme de sensations pures tout le long de la silhouette d’Evy. Bientôt dévêtus, ils goutent enfin au nectar de cette résurrection, dans une douceur sans commune mesure.
Dans le silence qui accompagne comme au premier jour leur si puissant amour, la nature environnante s’anime légèrement, alors qu’il n’y a pas un souffle de vent. Les embruns de la cascade viennent rafraichir les amants alors que les brins d’herbe tout autour du couple, semblent pousser pour venir leur faire un lit plus douillet encore. Les arbres se tordent vers le sol, empêchant quelque passage que ce soit de leurs branchages emmêlés, faisant de la crique un écrin pour l’amour qu’Ed et Evy ont l’un pour l’autre. Inconscients des mouvements qui les entourent, les jeunes gens savourent chaque bribe de plaisir qu’ils échangent, fêtant dans cette apothéose leurs intimes retrouvailles.

Ils ne voient même pas le grand rapace blanc venir se poser sur le grand chêne… ni les quatre lueurs qui l’entourent…
Epuisés de leurs amoureuses retrouvailles, ils sont étendus dans l’herbe, regards à la poursuite du vent, presque endormis. Dans la sereine harmonie qui règne ici, s’élève alors une voix semblant surgir des profondeurs de leurs pensées, de l’intérieur de leurs corps. C’est une émanation de leurs consciences, une vibration des tréfonds de leurs âmes, plus que de cordes vocales.
« Enfants ! Entendez-moi ! »
Surpris, ils sursautent, essayant de cacher leur nudité tout en cherchant du regard d’où vient cette voix. Ils ont beau scruter tous les recoins de la crique, pas âme qui vive ! « Enfants ! Je viens à vous ! »
Soudain, surgissant de sa branche, la buse vient se poser à quelques pas des jeunes gens. Sa blancheur est si immaculée qu’elle en est presque surnaturelle. Elle s’avance alors vers les enfants… sans voler… en marchant. A chacun de ses pas, son apparence change à nouveau : elle grandit et les lueurs qui l’entourent se font de plus en plus vives. Les jeunes plissent les yeux : ils sont aveuglés par l’étincelante clarté qui s’instaure comme un bouclier protecteur tout autour d’eux. Elle est maintenant toute proche, devenue une splendide femme vêtue d’une toge blanche !
Evy et Ed ne sont nullement effrayés et ils en sont les premiers surpris. Elle dégage une sérénité, une force contenue et un bien être incroyable ! Elle sourit, les yeux mi-clos, enveloppant les deux jeunes de son aura bienfaitrice. Dans l’irréelle intensité de son regard, transparait une sagesse, une droiture que rien n’équivaut et le halo qui l’entoure donne à la scène, une flamboyance qui n’a rien de commun. D’autant que les chênes sont restés courbés, que le tapis de verdure ondule sans une once de brise et que l’eau de la cascade stagne, suspendue en l’air.
Le couple hébété, qui n’a plus cure d’être nu se rassoit, pantois, s’abreuvant de l’extraordinaire pureté de l’instant qu’il est en train de vivre. Dans le sillage de cette apparition, le sol lui aussi s’est élevé : des pierres et des mottes de terre lévitent, auréolant la Dame d’un diadème naturel, rajoutant de ce fait au trouble qui envahi Ed et Evy. Le soleil a changé lui aussi : il dispense une chaleur qui n’a rien d’agressive et qui donne à ce moment une douce torpeur, dans un parfait équilibre de la température qui berce les corps d’une tendre caresse.

« Enfants, écoutez-moi ! »

Ses lèvres n’ont pas bougé et pourtant ils l’ont clairement entendue. Elle tend les mains vers eux, paumes vers le ciel comme pour les implorer de lui prêter attention et vient s’asseoir devant eux. Aussitôt, le sol se craquèle sous eux, laissant « pousser » un rocher pour les amoureux et un pour la Dame. Surgit des entrailles de la Terre, un arbuste s’en vient leur soutenir le dos, si bien qu’ils se retrouvent installés aussi confortablement que dans un divan. Evy est maintenant quelque peu déstabilisée et se blottit contre Edouard. Intrigué, celui-ci tend la main pour se rendre compte de la vérité de l’instant par le toucher, et ce, malgré les réticences de sa compagne qui tente de le retenir par le bras.
Au contact de la main tendue par cette entité, le cœur du garçon fait un bond dans sa poitrine : sa perception des choses prend une toute autre dimension ! Il ne VOIT plus la crique, les arbres, l’herbe ou le soleil radieux, il les ressent de l’intérieur, il les vit ! En son œil, ils deviennent ornements, ils deviennent de précieux bijoux. Tout alentour le fait vibrer plus que la raison le conçoit, comme le regard d’un enfant fait exploser les larmes de joie de son père par la force de l’amour qu’il contient. Il sent la sève remonter le tronc des arbres, issue des racines profondément ancrées dans un sol qui lui apparait, maintenant, comme une épiderme fragile et sensible. Il accompagne la danse des feuillages, frémissant de sa seule présence, pour aller s’irradier au sourire doré d’un soleil devenu source de vie. Dans son dos, la cascade, toujours figée, entonne son chant de paix, portant par sa cristalline transparence, l’expression de la sérénité dans son plus simple appareil. Evy brave alors ses réticences et vient, elle aussi, tenir la main de l’être de lumière face à elle et s’émerveille tout autant que son homme de ses toutes nouvelles perceptions, jusqu’à lui tirer une larme de bonheur d’avoir le privilège de vivre cet instant. Sans lâcher la dextre fine et sèche, les jeunes gens constatent alors que les quatre lueurs sont en train de changer d’apparence : elles deviennent solides et prennent la forme de quatre plaques transparentes, au galbe digne d’un sein généreux, décrivant des méandres qui, bien que radicalement différents, paraissent s’assembler parfaitement. Elles entourent maintenant les trois résidents de la crique et décrivent des cercles réguliers, projetant sur les protagonistes leurs prismes respectifs qui, sous l’action du soleil, éclairent la rencontre d’une lumière aux couleurs pures.
Dans l’esprit du couple, mélange est fait : une dose d’inquiétude quand au surréalisme de la scène, une dose de     « pourquoi ? » pour l’incompréhension, un peu de peur malgré tout, mais au-delà de ces négatives considérations, un sentiment immense de bien être, de joie et de sérénité qui détonne avec l’étrangeté du moment. En effet, ils font corps avec les lieux, plus encore qu’à l’habitude. Leurs ébats amoureux s’étaient teintés d’extraordinaire, leur considération pour la nature les avait toujours portés au devant de la crique comme sur le piédestal de la Terre mais aujourd’hui, c’est elle qui vient à eux, les considérant comme partie prenante de son bien-être.
Ils se soucient moins de savoir qui est cette femme devant eux, que de savoir par quel miracle ils sentent leurs corps se fondre dans la végétation, comme de simples touffes d’herbe ou de nouveaux arbres.
De nombreuses questions envahissent leurs esprits mais ils n’osent parler de peur de rompre le charme. D’où provient cette sensation de bien être et comment expliquer leur intègrement complet dans la nature environnante ? Que sont donc ces lueurs devenues plaques transparentes ? Qui peut être cette femme ? Et surtout, que leur veut elle ?
Tous ces phénomènes ont une signification, ils en sont surs, mais laquelle ? Ils sont perplexes ! Leurs regards se croisent… et un large sourire se dessine sur leurs visages : quelle chance de vivre un tel instant… ensemble !

N’y tenant plus, Evy se lance la première :
« -Pouvez-vous nous dire ce qui se passe ici Madame ?
-J’ai besoin d’aide ! Je vous observe depuis longtemps et je sais que vous êtes particulièrement à même de m’aider !
-Si c’est dans nos possibilités, bien sûr mais… êtes vous terrienne ?
-Bien plus que tu ne peux l’imaginer mon enfant !
-Pourquoi ? Qui êtes vous donc ?
-Je suis la Terre comme vous dites ! Je suis… Gaïa !!!! »

Quotations

Citations de sylvain Bergogne

 

-La plus grande victoire d'un homme est dans l'étincelle qui illumine le regard aimant de ses enfants.

-C’est par la discipline que l’on tempère l’exubérance de la liberté

 

- La Femme est ce miracle qui donne à l'amour son air d'absolu.

 

- Le temps est de coton : il absorbe les douleurs et nettoie les cicatrices mais garde leurs couleurs… en souvenir…

 

- Il n’est de plus grande fratrie que celle du verbe, unissant les cœurs par l’écrit, pour que s’abreuvent les âmes de la transparence des mots

 

- En chaque espoir, une vérité. En chaque vérité, un espoir.

 

- La force d'un écrit tient aussi à la passion que l'on met à le lire.

 

-La patience est une arme dont l'avenir est le fourreau.

 

Sylvain BERGOGNE

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