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Interview de Mélanie Talcott...

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Interview de Mélanie Talcott...
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Lettre ouverte de Mélanie Talcott...

 

interview de Mélanie Talcott

 

 

Je détestais la campagne et depuis des kilomètres, je ne voyais qu’un océan de vignes. Quelle idée avais-je eu de m’entêter à connaître l’auteur des Microbes de Dieu, moi le chroniqueur littéraire parisien, habitué aux plateaux de télé et aux interviews rondement ficelées, les fesses mollement enfoncées dans l’un des confortables fauteuils du Ritz ! Depuis qu’Hemingway l’avait soi-disant libéré le jour de son anniversaire en août 44, bon nombre d’écrivains aimaient à en faire le lieu public de leur consécration. Je n’en avais rien dit à mes collègues. Rigolards, ils m’auraient sûrement rétorqué que j’avais autre chose à foutre que d’aller m’enferrer un weekend dans un village perdu au trou du cul du monde. Une allée de platanes le séparait de la nationale. Elle m’avait dit qu’elle habitait une grande bâtisse blanche, juste en face de la fontaine surmontée d’une statue de la Vierge. Un village sans café, seulement une épicerie, à côté de la poste, avait-elle précisé. Trois cent habitants, personne dans les rues, juste quelques chats. L’idyllique retour aux sources ! Un jeune homme, que je supposais indien aiguillé par le fait qu’elle parlait également de l’Inde dans son livre, m’ouvrit la porte.

 

- Mélanie Talcott ?

 

Un grand chien noir, suivi d’un gnome canin, de ceux que je détestais, fonça sur moi en aboyant. Un chaton s’agrippa à mes mollets.

 

- Cacao, Paschmina, Paratha, à votre place…

 

Elle portait un béret noir, avait les mains pleines de terre et m’accueillit d’un lapidaire et souriant :

- Ah, c’est vous ! Installez-vous dans la bibliothèque, j’arrive.

 

Il pleut sur la mer, c'est bien inutile / Ca mouille la pluie, c'est du temps perdu / Les mouettes s'ennuient, blotties sous les tuiles / Il tombe des cordes et l'eau s'est pendue / Aux plus hautes branches
De la Manche
… La voix d’Alain le Prest s’éraillait luminescente, sous un éclairage intimiste.

 

Elle revint quelques instants plus tard avec deux verres et une bouteille de Bourgogne aligoté qu’elle posa devant moi.

- J’étais avec mes plantes. Il n’y aurait que moi, j’aurais un immense potager. J’ai la main verte, comme on dit. Je l’ai découvert quand j’habitais à Paris et que je redonnais vie aux plantes que je récupérais dans les poubelles. Mais c’était il y a longtemps…

 

- Tous ces livres, ces objets, les bougies, ce désordre habité, c’est chaleureux. Un lieu où l’on se sent tout de suite adopté. Je me suis permis de parcourir vos bibliothèques, en vous attendant. Dites-moi, vous lisez de tout… J’ai vu des romans, beaucoup d’auteurs classiques et étrangers, des essais philosophiques, des bouquins de politique, d’anthropologie, de sociologie ou d’économie, des polars, des livres de médecine aussi, de toutes les médecines. En français et en espagnol. Vous parlez espagnol ?

 

- J’ai vécu treize ans en Espagne. Nous sommes, mon compagnon et moi, des nomades qui parfois, jetons l’ancre, ici ou là. Et nous lisons de tout, hormis la science fiction. La curiosité, l’insatiable curiosité. Elle me tient en haleine depuis que je suis en âge de lire. J’ai commencé très tôt, par manque d’amis. Je dois à leur absence l’amour de la chose écrite. Mais il y en eu beaucoup plus… Au fil du temps, on élague, on ne garde que ce qui semble important. Certains de ses bouquins ont une histoire. Ils nous ont suivis dans nos voyages, en Europe, en Amérique latine et jusqu’en Inde… Je me rappelle encore la tête des douaniers au Mexique quand ils ont ouvert nos grandes cantines bleues, bourrées de bouquins ! Mais comment puis-je vous appeler ? Je ne puis continuer à vous appeler Monsieur puisque nous allons trinquer ensemble !

 

- Archie, je m’appelle Archie. L’autre, c’est mon nom de plume.

 

Elle nous servit un verre de vin et alluma une cigarette.

- C’est ici que vous écrivez, j’imagine…

 

- C’est ici que je travaille, si on peut appeler cela travailler ! Sous la lampe et sur cette table ronde. Ecrire est un plaisir et un luxe. Puisqu’il vous faut sans doute une définition pour votre papier, je fais partie de ceux qui écrivent, en se foutant comme de l’an quarante, de la notoriété, simplement parce que la musique des mots leur colle à l’âme. Nous écrivons pour le plaisir, pour nous perdre et nous trouver, une traduction de nous-mêmes sans ostentation, avec l’exigence de le faire bien. L’acquisition besogneuse d’un style, une patience infinie, un travail de fourmi taupinière… La solitude se fait monacale, mais aussi complice du monde, de ce que j’en sais et de ce que j’en ignore. Mais, la tête dans les étoiles, je reste toujours les pieds sur terre… Quand j’écoute les écrivains, gloser sur la gestation douloureuse de leur œuvre, quelle qu’en soit d’ailleurs la qualité finale, leur impudeur me donne envie de leur filer des baffes, d’autant plus quand le journaliste qui les interviewe, se met à jouer les psychiatres de service. Cela vous est déjà arrivé, non, de sentir ce petit frémissement d’extase envieuse. Ne dites pas le contraire… J’ai connu quelques écrivains à une époque où je voulais comprendre ce qu’écrire signifiait, et cela m’est arrivé. Je veux dire d’être prête à me damner pour pondre un livre, que l’on veut évidemment toujours au moins aussi bon que celui de l’auteur que l’on admire le plus.

 

- Et vous, vos auteurs préférés ?…

 

- Il y en a eu plusieurs, selon le moment et les circonstances. Certains sont toujours là, comme Céline, Cendrars, Dostoïevski, London ou Daumal, entre autres. J’ai eu ma période Henry Miller, ma période Malraux et Camus ou encore, Van Gulik et Tchouang Tseu. D’autres sont passés à la trappe, les ayant trouvé après relecture  et à tort ou à raison, archi nuls… De ceux-là, je ne vous donnerais pas les noms. Il y a ceux que je ne suis jamais arrivée à lire, comme Proust. Un jour peut-être… En ce moment, je finis la journée avec Paul Auster et je la commence avec Calaferte. Je voyage autrement.

 

- Et les pieds sur terre ?

 

Elle me regarda, amusée.

-  Archie, je ne vis ni à Gaza, ni en Somalie. Je ne connais de la guerre que le bruit télévisuel des bombes et de la mort, qu’une image figurée. La faim n’a jamais lâché sur moi ses loups. J’ignore son lent épuisement physique autant que mental, tout comme celui de la maladie qui vous ronge jusqu’à l’os. Je ne suis pas riche, mais je ne suis pas pauvre non plus, même s’il m’est arrivée de tirer le diable par la queue, comme l’on a coutume de dire. Par contre, au cours de mes voyages, j’ai vu la nudité de la pauvreté, celle qui se demande au crépuscule si l’aurore la trouvera encore vivante. J’ai une super famille, une que jamais aucun livre n’aurait pu me construire et aujourd’hui, je peux écrire parce que ma famille, mon clan, travaille et donc, me donne cette liberté. Cela aussi est un luxe. J’ai toujours bossé et pendant longtemps, j’ai exercé un métier dont je ne vous dirais rien, une écriture quotidienne du corps et de ses souffrances. Cela valait bien toutes les bibliothèques. Ce sont des choses en regard desquelles écrire est insignifiant. Confrontée à cela, la célébrité est toujours médiocre. Alors je vous dirais comme Enrique Vilas-Matas l’a fort bien résumé : écrire, c’est cesser d’être écrivain.

 

- Et vous écrivez tous les jours ?

 

- Même quand je n’écris pas. J’ai eu des longues périodes sans écrire, mais ça reste toujours quelque part à mariner dans la tête, parfois cela part du cœur. C’est le meilleur mais aussi, le plus rare. Ce livre, Les Microbes de Dieu, m’a obligée à la discipline. Difficile pour moi qui suis une indisciplinée par essence. De cinq heures du matin jusqu’à dix, pendant deux ans. Après, cette pièce devient celle tout le monde, on y entre, on y sort, la salle de jeux de ma petite fille et la niche des chiens. Un autre verre de ce bon vin de garde ?

 

Le sien était encore à moitié plein, le mien tout à fait vide. Il était sacrément bon et je me sentais bien. Cela me changeait de mes rencontres littéraires où l’important était de promotionner sur ordre la came éditoriale et de faire mousser les têtes de gondole.

 

- Bon, Archie, qu’est-que vous voulez savoir ? Vous n’êtes pas venu jusqu’ici, presque huit cent bornes, uniquement pour voir la tête que j’avais ou pour tirer ma biographie !

 

- En fait, je n’en sais trop rien. Ou plutôt si… Votre bouquin est bizarre quand même. Il est, comment dire, troublant, voire déroutant, bigrement incisif et les dialogues, inhabituels par leur contenu et leur longueur.

 

- A une époque où le langage SMS remplace les mots, c’est vrai qu’il est en total décalage. Mais quand vous expliquez quelque chose à quelqu’un, dans la vraie vie comme on dit actuellement, que je sache vous ne parlez ni par onomatopées ni en morse !

 

- Je dois l’admettre, il est bien écrit et en cela, agréable à lire, quoique l’on ait perdu l’habitude de lire une écriture dense où presque chaque phrase demande un effort d’attention. Mais je persiste, il est bizarre. Dur et tendre à la fois, n’y allant pas par quatre chemins ni avec le dos de la cuillère, tout le monde en prend plein la gueule, mais en même temps, il a un côté jubilatoire et à suivre tous ses personnages dont on se demande toujours s’il ne s’agit pas de personnes réelles, on en ressort pensif mais tout ragaillardi en se disant que si tout cela existe vraiment, alors tout n’est pas perdu. Ming Men, par exemple, cette incroyable organisation richissime et anonyme qui entre autres choses, éduque cent mille enfants et qui fonctionne en tous points sur un modèle économique autonome et égalitaire. C’est la première question qui vient à l’esprit. Ce serait tellement fun si ça existait ! Du bien-être de tous, dépend celui de chacun. C’est tellement simple !

 

- La vraie question, Archie, est : est-il possible que cela n’existe pas ? Je suis assez d’accord avec Jack London pour qui une histoire devait être un instrument de connaissance et le support d’un message. Il est vrai qu’aujourd’hui, on a pris le pli de lire de la littérature Mac Do, ensemencée de Bifidus, histoire de ne pas penser. Moi, j’aime à penser que les lecteurs peuvent encore penser pour et par eux-mêmes.

 

- J’insiste, Mélanie…Toute cette histoire est assez incroyable, non ? On cherche une intrigue, une dont on a l’habitude, crescendo-decrescendo jusqu’au dénouement, avec un héros et des personnages bien cadrés, et on se retrouve avec des êtres de chair et de sang qui ont la générosité de partager avec le lecteur, l’intimité de ce qu’ils furent ou sont encore. Marta si futile en apparence et si profonde quand elle vient mourir dans les bras de Neill, Birgit et ses incurables cicatrices que lui ont laissé Birkenau, Sasha la photographe de guerre complètement plombée qui ira jusqu’en Cappadoce pour se trouver, et  ce Neill, avec son enfance décalée dans un drôle de monastère, responsable de Ming Men, qu’il restructure de main de maître, sans bénéficier pour autant des avantages que supposeraient un tel poste pour n’importe qui, pas même un salaire symbolique ! Diriger dans l’ombre tous ces centres, donc des milliers de personnes éparpillées dans le monde, sans toucher un rond, cela vous interpelle, d’autant plus à notre époque où la crédibilité d’une personnalité publique se mesure à son poids financier.

 

- Difficile, n’est-ce pas, de croire qu’un type comme cela, puisse exister ? Imaginez, Archie, imaginez un instant seulement que nos politiques pensent réellement au bien-être de leurs concitoyens, acceptent en retour d’être payés le tiers de ce qu’ils le sont actuellement, et retroussent leurs manches pour instituer un système égalitaire où chacun aurait ses besoins primordiaux couverts ! Imaginez qu’ils investissent dans le créatif plutôt que le palliatif ou le répressif. Seriez-vous prêt à parier que les gens les prendraient encore au sérieux, assez pour voter pour eux ? Moi, non. Sans ses atours, le pouvoir ne fait plus rêver personne, pas même ceux qui l’exercent !

 

lettre ouverte de Mélanie Talcott

 

 

- Justement, parlons-en du pouvoir. Tel que vous le décrivez, son exercice est historiquement fait de sang et de violence, de mensonges et de sales entourloupes qui perdurent encore aujourd’hui, bien que plus occultés. Ce que vous racontez sur le Vatican, l’Opus Dei à travers le personnage du Cardinal et celui du chef des services secrets, ou encore sur les stratégies politiques de nos démocraties, voire de nos dictocraties, et en réponse, les attitudes des pays du tiers-monde, est absolument féroce, mais tellement implacable qu’on a l’impression que l’on en est tous plus ou moins complices. Richard, le Bu Doï de Saïgon, et Lady Eben, la jeune avocate de Soweto, ont vraiment été assassinés ?

 

- Quel que soit le sujet abordé, je ne dis rien qui n’a déjà été dit et si j’avais écrit une thèse, il y aurait des milliers de notes. Et oui, ils l’ont été. Et oui, on est tous complices puisque l’on est tous partie prenante de ce système. Quand vous prenez votre bagnole, vous devez y mettre du pétrole. Pour vous, c’est simple. Vous payez, vous roulez. Mais cela a un prix très lourd pour beaucoup d’autres dont vous ignorez tout, cela implique même des meurtres. Qui pense à cela ? Personne… La vie est violente. Naître est violent. Mourir est violent. En Inde, où j’ai vécu et travaillé pendant presque cinq ans, j’ai assisté à des accouchements. Après l’Espagne, je me croyais aguerrie, on croit toujours avoir toujours vu, jusqu’au jour où… Ce jour-là en était un. La jeune femme indienne qui accouchait, était mon amie, une amie de cœur, une de ces personnes que l’on reconnait, sans savoir pourquoi, comme faisant partie de votre patrimoine intime. La maternité était une clinique privée, il y avait tout le nécessaire. Ce fut d’une telle violence et pour la jeune mère et pour l’enfant, qui est devenue ma filleule, que j’ai eu l’impression de ne rien savoir du tout. Naître était en pleine cohérence avec la dureté de la vie indienne. Un peu du genre : il faut l’avoir vu pour le croire. Mais je n’ai pas envie de vous en dire plus.

 

- Le portrait que vous faites de l’Inde est loin de la vision idyllique que l’on en a. Je songe à cette Rani qui participe à l’assassinat de Richard et Lady Eben ou encore, à Werner si criant de vérité dans son costard hégémonique d’occidental raciste.

 

- Je ne sais comment vous vivez, Archie. Seriez-vous un strict Parisianus Citadinus Journalinus, conscrit à ses réseaux de copinage, entre cocktails et cocaïne ?  Oui, l’Inde dans sa crudité quotidienne est aussi cela, loin du nirvana et de la non-violence. Mais vous pouvez vous contenter de l’idée du soi-disant chercheur de vérité qui va de son hôtel trois étoiles à l’ashram du gourou Machin pour méditer sur un monde meilleur, sous prétexte que celui qu’il parasite, est vraiment dégueulasse. Ou vous pouvez vous extasier sur la culture spirituelle de cet ancien moine trappiste que vous croiserez dans les palaces coloniaux, reconvertis en hôtels de luxe, bandana sur la tête, courant à plus de soixante-dix ans, le guilledou avec des adolescents. Ou accepter qu’un ancien hippie reconverti vous propose des fillettes pour blanchir vos nuits. Ou taire ces faux orphelins que l’on fait briller comme des sous neufs, avant de les trimballer d’un orphelinat à un autre, pour épater le bienfaiteur ecclésiastique de ses belles œuvres. Dans ce pays, on trouve de tout. C’est un résumé du monde et de l’Homme, dans ce qu’il a de meilleur et de pire. Mais vous vous souvenez sans doute de la vision de l’aigle et du serpent. Un autre verre de vin ?

 

 



 
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